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Yoga La Saulce Alpes du sud

Yoga La Saulce Alpes du sud

École de yoga Nâtha agréée FFEY. Bols chantants. Méditation. Tantra. Partenariat Népal Contact: jean-pierre.niaulon@wanadoo.fr

Les Nadis: Ida, Pingala, Sushumna.

yogidra — asanas et prânâyâma


Nadis.jpg
 

 Le mot sanskrit nadi provient de la racine « NAD » qui signifie « mouvement ».

Les nadis représentent des trajets ou des canaux subtils au travers desquels le PRANA (l’énergie vitale) circule en permanence dans les différents corps de l’être humain.
Le croisement des nadis dans l'axe central produit un centre énergétique, appelé Chakra.


Certains nadis sont grossiers, perceptibles au niveau physique, comme par exemple les veines, les artères et les nerfs. Mais la plupart des nadis sont extrêmement subtils, échappant ainsi à l’observation à l’oeil nu ou à tout autre instrument extérieur de mesure. Il y a une liaison très étroite entre les nadis  et le corps physique, entre le corps physique et le mental, entre le mental et le PRANA.

La purification des nadis  est l’élément essentiel dans la purification du corps physique; quand le corps physique et les nadis sont purifiés, le PRANA peut agir librement dans le corps humain et ses fonctions sont parfaitement remplies; le mental et les structures subtiles qui composent le corps astral seront à leur tour également purifiés. La purification des nadis, du corps et du mental facilite l’ascension de KUNDALINI SHAKTI, ascension sans laquelle aucune réalisation spirituelle significative ne peut intervenir. Cette purification peut être obtenue au travers de la pratique des postures (ASANAS), techniques de contrôle de la respiration (PRANAYAMA) ou autres pratiques spirituelles.


BHUTA SUDDHI TANTRA affirme qu’il y a au total 72'000 nadis , PRAPANCHASARA TANTRA estime leur nombre à 300'000 tandis que SHIVA SAMHITA mentionne le chiffre de 350'000. Quelque soit leur nombre exact, il est certain qu’il n’y a pratiquement aucun point du corps humain qui ne soit pas sensible pour capter l’énergie vitale, la transformer et la transmettre.

Parmi ces nombreux nadis, les rôles les plus importants reviennent aux suivants: IDA, PINGALA, SUSHUMNA NADI.

SUSHUMNA NADI est le canal de feu  (agni nadi) qui s’élève au centre de l’axe vertébral qu’elle traverse du bas jusqu’en haut, en SAHASRARA. Le dernier point de SUSHUMNA NADI est BRAHMARANDRA – la porte de BRAHMAN, située au sommet de la tête. Dans le cas de la plupart des êtres humains, SUSHUMNA reste fermé et PRANA circule à travers IDA et PINGALA NADI. L’ouverture de SUSHUMNA se produit graduellement lorsqu’une personne réalise des efforts pour élever son niveau de conscience, laissant ainsi place pour l’ascension de KUNDALINI SHAKTI.


chakras-caduceus.jpg

A gauche de SUSHUMNA se trouve IDA NADI, le nadi « lunaire »  de Chandra tandis que à droite se trouve PINGALA NADI, le nadi « solaire » de Surya. IDA et PINGALA se séparent de SUSHUMNA au niveau de MULADHARA CHAKRA, mais ils le rejoignent au niveau de AJNA CHAKRA, avant de se quitter de nouveau pour pénétrer dans les narines respectivement gauche et  droite. IDA NADI est en relation avec l’hémisphère cérébral droit et PINGALA NADI est en relation avec l’hémisphère cérébral gauche.

Lors de l’ouverture de SUSHUMNA NADI et l’entrée partielle de KUNDALINI SHAKTI dans ce canal, l’activité de IDA et PINGALA baisse sensiblement; quand KUNDALINI SHAKTI entre complètement dans SUSHUMNA, l’activité des deux  nadis s’arrête.
Quand IDA NADI est actif, PINGALA NADI arrête son activité; quand PINGALA NADI est actif, IDA NADI est inactif.nadis.gif

Le mala

yogidra — Tantra - Bouddhisme - Tao

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Le mala (tengwa, en tibétain, Look-Pakam en Thaï) est le chapelet Bouddhiste, fidèle compagnon du pratiquant qui le tient souvent à la main, enroulé autour du poignet ou autour de son cou comme un collier.

Le mot mala signifie en sanskrit « collier de fleurs » ou « guirlande de perles ». Il s’agit d’un chapelet regroupant 108 perles pouvant symboliser selon les pays:
- les 108 épreuves qu’a subi le Bouddha pour atteindre l’illumination et les 108 noms du Bouddha
- les 108 passions que doit surmonter le fidèle afin de se rapprocher de son idéal de méditation et d’ascétisme.
- Les 108 mudra (gestes rituels) dans le Tantra.
- Les 108 positions corporelles dans le Yoga.
- Les 108 feux allumés au Japon dans les cérémonies du culte des morts. - Les 108 tombeaux extérieurs, au mont Hiei près de Kyoto, au Japon.

Ces 108 grains du chapelet Bouddhiste proviendraient de la somme des 12 mois, des 24 arrangements dans lesquels le calendrier solaire a été divisé, et les 72 divisions de l'année chinoise en périodes de 5 jours: 12 + 24 + 72 = 108.
Selon une autre tradition fort ancienne en Orient, l'importance du chiffre 108 dériverait de 10800 qui multiplie le nombre de moments dans l'année et le nombre de versets dans le Rig-Veda -

Il existe, en Orient, 108 faiblesses, telles que l'illusion, les désirs, la haine, l'attachement, l'orgueil, etc... qui correspondent aux 108 grains du chapelet bouddhiste. Ces 108 faiblesses sont appelées les 108 liens karmiques.

- Après la mort du Bouddha, Padma-Sambhava, le grand gourou tibétain qui rétablit l'ésotérisme au Tibet, aurait caché et préservé les 108 écrits les plus sacrés qui lui furent révélés dans les mondes célestes - archive akashiques - dans le monde des hommes et le Royaume des Nâgas - ou des adeptes. Il les cacha à la frontière du Népal au Nord du Tibet.

- Dans l'Hindouisme, il y a 108 représentations des poses - danses sacrées - du Nastya Shastra, il y a 108 Upanishads, 108 noms de Vishnou dans le Mahabharata et 108 noms pour Shiva."

Les différentes parties d'un mala Tibétain ont chacune une signification symbolique précise :
1 La plus grosse perle ou "bille de tête" (souvent en ivoire ou en os) représente la connaissance de la vacuité.
2. Le petit cône qui la surmonte est le symbole de la vacuité elle-même.
3. Le cordon sur lequel les grains sont enfilés doit, théoriquement, être composé d'une tresse de plusieurs fils: trois fils symbolisant les "trois Corps" d'un Bouddha (Corps Absolu, Corps de Gloire et Corps d'Emanation), cinq fils de couleurs symbolisant les "cinq sagesses" ou les "cinq familles" de Bouddhas, et enfin neuf fils symbolisant le Bouddha primordial Vajradhara et les huit grands Bodhisattvas. Dans la pratique on trouve souvent seulement un ou deux fils...
4. Le compteur terminé par un dordje, représente les moyens habiles et la compassion.

On tient toujours le mala de la main gauche, faisant glisser les grains sur l'index à l'aide du pouce. On l'égrène en tirant les grains vers soi, symbolisant ainsi que l'on tire les êtres hors de la souffrance et que l'on accumule le Karma positif lors de la pratiquesaraswati2.jpg

Les 5 piliers du temple Yoga

yogidra — Tantra - Bouddhisme - Tao

 

Les 5 piliers du temple Yoga

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1. Asanas. Les postures. De l'usage du bol.

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Les postures du Yoga ont chacune des effets intéressants sur tel ou tel organe ou sur tout le système nerveux végétatif (qui commande le fonctionnement de nos organes). Pour chaque posture, il existe une contre-posture, de telle sorte que leur usage au cours d'une même séance sollicite tel ou tel ensemble organique dans deux sens opposés ; le résultat final étant une équilibration. L'effet global du Yoga est un renforcement de l'homéostasie physiologique et psychologique.
Les asanas permettent par ailleurs de laisser le prâna ( énergie) circuler librement.

Pour rester centré sur la mesure du matra et du gathika, j'utilise entre chaque asana le son d'un bol tibétain.
Répété 5 fois, il invite à ralentir le rythme et à se recentrer.
En padmasana, le bol permet de pratiquer moolhabandha et ashvinimudra sans y joindre de respiration.
Enfin certaines asanas débutent par 5 sons d'un bol placé sur le pubis ou l'abdomen. Apaisement garanti!




2. Prânâyâma. Le souffle

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Prana est comme une brume lumineuse et aromatique, qui monte de sa réserve, dans moolhadhara, jusqu'au sommet de Sushumna et même au-delà, en se diffusant dans les chakras, dans les nadis, au coeur même des granthis et dans chaque organe physiologique du corps grossier.

Le pranayama est la clé du Yoga, il donne la possibilité d'accéder au plan de l'énergie hors du temps et de l'espace. Le pranayama permet de révéler les secrets des postures par la perception subtile des centres d'énergies mis en lumière pendant la pratique par le fait qu’il véhicule l'esprit et la conscience.
Le pranayama est donc la maîtrise de la respiration et la porte d'accès au souffle, à l'énergie de la vie (Prana). Le souffle et la respiration ne sont pas de même nature. La respiration est la manifestation physique, "grossière", du souffle.
Pour maîtriser les différents souffles dans son corps (Prâna, Apâna, Samâna, Udâna, Vyâna, Nâga, Kûrma, Krikâla, Devadatta, et Dhananjaya) le pratiquant va commencer par maîtriser sa respiration, puis il devra découvrir les canaux/nadis (Idâ, Pingalâ, Sushumnâ ...) dans lesquels circulent ses souffles, ainsi aura t il une vision précise de son corps énergétique.

Le Prana se diffuse pendant la suspension du souffle ou son arrêt, de ce fait la majeure partie des techniques de Pranayama proposent de travailler sur des arrêts du souffle (kumbaka) à vide (recentrage des énergies) ou a plein (expansion des énergies).
Pranayama tend à diminuer progressivement la quantité d'air nécessaire à la respiration pneumatique, pour libérer le souffle subtil.


3.Pratyahara. La concentration

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Dans le chapitre II sūtra 54 des Yogasūtra intitulé Sādhana pāda, Patañjali défini Pratyāhāra comme « Le contact avec leurs propres objets étant futile, les sens (demeurant à leur propre place respective) comme imitant la nature du citta, cela est pratyāhāra ».
L'on peut améliorer son recentrage, sa concentration et diminuer le rythme effréné des pensées (kalas) par la concentration sur un objet ( Tratak, Yantra, Mantra, Son de bol...). Ceci est Dharana.
Au stade supérieur, on passe à l'observation sans objet, la contemplation de Dhyana.
Enfin, avec beaucoup d'entraînement, on peut accéder à la fusion avec l'Un, le lien équanime, Samadhi.


4. Nidra. L'observation des rêves

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Yoga-nidra signifie “sommeil yoguique”. C’est une branche du Yoga particulièrement riche et originale, constituée essentiellement par l’apprentissage d’un état original de conscience ou quatrième état de conscience ( état de Turya qui succède à la veille – Jagrât, au rêve- Svapna de Vishnu- et au sommeil profond- état de conscience pure de Shiva). On peut considérer Nidra comme une variante de l’état de transe des chamans. Cette technique très ancienne est décrite dans les traités des Tantras et a été transmise par les Yogis depuis des temps immémoriaux. La plus grande partie du Hatha-Yoga est en effet tantrique  dans le bon sens du terme.
En vérité, il s'agit d accéder à une attitude d'observateur de notre sommeil et de nos rêves afin d'en apprécier les contenus (samskaras/samsara/karma) qui fondent notre personnalité.
Pour 'rêver éveillé' on s'entraîne à poser des balises dans le sommeil ( visualisation de flammes, souffles spéciaux avec l'une ou l'autre narine...) qu'il s'agira de repérer dans le sommeil.
L'on peut également thématiser les futurs rêves en leur donnant rendez-vous ( animal-totem, rêver du mort...).

5. Savasana sophronique. La détente

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L’état sophronique est un état particulier induit par la pratique de la relaxation dynamique, c’est-à-dire par un abaissement volontaire de l’acuité du niveau de conscience, plaçant le sujet dans une situation proche du sommeil. Cette mise en condition particulière provoque un relâchement des tensions corporelles, se produit une descente quantitative de l’activité. A l’approche de la frontière de l’endormissement, alors que l’activité mentale est presque neutre, se produit un phénomène de détente, de décontraction de la quasi totalité des muscles du corps. Dans la phase suivante, se produit une déconnexion du mental par rapport aux organes des sen s (ouïe, odorat, vision et toucher), c’est le sommeil. Si l’on arrête le processus juste avant la phase de sommeil, on arrive à l’état de relaxation sophronique. Dans la pratique de la sophrologie, on induit cet état particulier,en le contrôlant, en évitant que l’état de vigilance ne disparaisse et que le sujet plonge dans le sommeil, La pratique sophrologique est basée sur l’interaction qu’il y a entre le mental et le physique, à savoir qu’une détente physique provoque une détente du mental et inversement.

On peut alors 'descendre' vers les koshas plus subtils.
D'abord Pranamayakosha, le corps d'énergie, que l'on va faire vibrer par des souffles très lents et subtils;
puis de la même façon se déchire les voiles de Mannamayakosha, le corps mental où résidents les 'noeuds' (granthis) primordiaux, et les tendances individuelles ou archétypales.
On vide alors les granthis comme des bassins d'eaux putrides et, les rideaux écartés, on y laisse couler le vécu de chaque Chakra.yoga lotus photo sculpture photosculpture-p1536126166721145

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