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Yoga La Saulce Alpes du sud

Yoga La Saulce Alpes du sud

École de yoga Nâtha agréée FFEY. Bols chantants. Méditation. Tantra. Partenariat Népal Contact: jean-pierre.niaulon@wanadoo.fr

Petit précis de méditation.

jp —
Petit précis de méditation.
Tourner son esprit vers la méditation : 4 réflexions

La valeur de la vie humaine : Soyons sans regret au temps de la mort, comme le paysan qui a cultivé son champ du mieux qu’il pouvait.
La nature éphémère de chaque chose : Chaque instant est précieux car la mort peut survenir à tout moment. Il faut utiliser son temps pour vivre de la façon la plus fructueuse pour notre bien et celui des autres. Il n’est jamais trop tard. 
Les comportements judicieux à éviter ou à adopter : Nous voulons être affranchis de la souffrance et trouver le bonheur, comme tous les êtres vivants. Evitons les types de pensée, de parole et d’action qui engendrent la souffrance et adoptons ceux qui procèdent de la gentillesse et de la bienveillance.
L’insatisfaction inhérente au monde ordinaire : Il est toujours possible d’évoluer, de modifier notre façon de percevoir les choses et notre manière d’être. Cultivons l’enthousiasme et la persévérance qui nous permettront de développer nos qualités latentes et de déraciner les véritables causes du malheur tout en cultivant celles du bonheur authentique.

Petit précis de méditation.
L’art de la méditation sur la pleine conscience

Cultiver la pleine conscience du moment présent pour être parfaitement éveillé à tout ce qui surgit en soi et autour de soi. Il n’y a plus de tâches plaisantes ou déplaisantes car la pleine conscience ne dépend pas de ce que l’on fait mais de la manière dont on le fait, à savoir avec une présence d’esprit claire et paisible, attentive et émerveillée par la qualité du moment présent. « Lorsque vous entendez un son pendant la méditation, portez votre attention sur l’expérience d’entendre et rien que cela… Tout le reste est du bavardage surajouté ». Lors d’une marche, que celle-ci soit attentive : restez concentré sur chaque pas accompli.

Le Calme intérieur

Pour libérer l’esprit des pensées vagabondes, des émotions conflictuelles, de la confusion, de son bavardage intérieur qui maintient un bruit de fond, il existe deux types de méditation : le calme mental, shamatha, et la vision mentale, vipashyana.

L’attention au va-et-vient du souffle
Concentrer l’attention sur l’entrée d’air dans le nez, sur le moment où le souffle est suspendu… Dès que la concentration se perd, reprendre simplement la respiration. Si une douleur survient, l’inclure simplement et revenir au souffle.
Compter ses respirations jusqu’à 10, et recommencer
Compter 11111 à l’inspiration, 22222 à l’expiration… jusqu’à 10 10 …
Se concentrer sur le va et vient de l’abdomen au poumon
Associer une simple phrase… En inspirant : « Puissent tous les êtres être heureux », et en expirant : « Que toutes leurs souffrances disparaissent ».

La concentration sur un objet
Cet objet peut être le souffle, une bougie, une statue de bouddha… Si les pensées s’emballent, baissez légèrement le regard vers le bas de la statue de bouddha. Si votre esprit s’endort, levez le regard vers le haut de la statue.

La concentration sans objet
La concentration sans objet est un pas de plus vers la compréhension de la nature fondamentale de l’esprit par l’expérience directe. C’est vraiment ne penser à rien.

Surmonter les obstacles 
Comme la paresse, l’agitation distraite, le manque de persévérance, l’effort excessif.
Concentrer l’esprit sur un objet – poser l’esprit continuellement sur cet objet – de façon répétée – avec soin – en cultivant l’enthousiasme – pacifier l’esprit – complètement – garder l’attention concentrée – dans un état de parfait équilibre.

La progression du calme intérieur
Graduellement, l’esprit s’apaisera. La pacification du tourbillon des pensées se passe comme une cascade qui se jette d’une falaise sans discontinuer, puis devient un flot qui dévale entre repos et activité, et ne s’agite que s’il est perturbé par des événements, puis se ride en surface comme un lac calme en profondeur, puis reste paisible.

Méditation sur l’amour altruiste
Il est essentiel de cultiver l’altruisme. L’amour altruiste et la compassion sont les antidotes les plus puissants à nos propres tourments et décuple notre courage. Le sentiment exacerbé de l’importance de soi n’engendre que tourment.

Petit précis de méditation.
Quatre pensées :

L’amour altruiste
Imaginons nous dans la pleine conscience de l’amour d’un enfant plein d’innocence. Étendons cet amour à nos proches, ensuite à nos connaissances, ensuite à nos ennemis personnels et ensuite à nos ennemis de l’humanité. Plus la maladie est grave, plus elle requiert d’attention et de bienveillance.

La compassion
Imaginons qu’un proche soit victime d’un terrible accident. Laissons-nous aller à un immense sentiment d’amour pour cette personne en souhaitant de toute notre force qu’elle cesse de souffrir. Étendons la compassion à…

Se réjouir du bonheur d’autrui
Réjouissons-nous des accomplissements de nos proches, souhaitons que leurs qualités demeurent et s’accroissent. C’est le remède à l’envie et à la jalousie. Étendons notre joie à...

L’impartialité
C’est le souhait que tous les êtres soient délivrés de la souffrance et de ne dépendre ni de nos attachements personnels ni de la façon dont les autres nous traitent. Adoptons le regard du médecin qui se réjouit de la guérison de ses malades. Il ne s’agit pas de tolérer ou d’encourager les actes nuisibles de certaines personnes qu’il faut simplement considérer comme de grands malades ou fous.

Associer ces quatre méditations :

Passons de l’amour altruiste à l’impartialité, à la compassion, à la joie du bonheur des autres.

L’échange de soi contre autrui :
Échangeons mentalement la souffrance d’autrui contre notre bonheur. Commençons par ressentir un puissant amour altruiste à l’égard d’une personne « bonne » à notre égard. Imaginons que notre mère souffre atrocement. Laissons surgir en nous un puissant sentiment de compassion et étendons le à tous les êtres. En expirant, envoyons avec notre souffle, tout notre bonheur. Imaginons les pauvres obtenir ce qu’ils veulent, les malades guérir, les souffrants soulagés… En inspirant, prenons-leur leur souffrance. 
Pensons que notre cœur est une brillante sphère lumineuse d’où émanent des rayons de lumière blanche portant bonheur à tous les êtres.
Imaginons que notre corps se démultiplie en une infinité de formes qui vont aux confins de l’univers et prennent sur elles les souffrances de tous les êtres et leur offrent notre bonheur.

Apaiser la douleur physique
La sensation douloureuse peut être amplifiée par le désir de la supprimer. Il faut regarder la douleur plutôt que d’en être victime.
Pratique de la pleine conscience : observer sans craindre et juger la douleur
Le pouvoir de l’imagerie mentale : visualiser un nectar qui imprègne le lieu de douleur
La force de la compassion : cessons de se demander pourquoi moi ?
Contempler la nature même de l’esprit : contempler la douleur, l’observer, la cerner.

La vision pénétrante - Vispassana
Shamatha permet d’apaiser les émotions perturbatrices et Vispassana, la vision pénétrante, de les éradiquer en nous faisant comprendre que les phénomènes sont dénués de l’existence autonome et tangible que nous leur attribuons d’ordinaire.
Mieux comprendre la réalité 
Rien n’existe en soi et par soi. La conception erronée qu’on avait de notre moi et du monde laisse place à la connaissance qui permet d’éliminer l’aveuglement mental et les émotions perturbatrices, causes principales de notre mal-être.
Imaginons une rose : nous sommes un petit insecte qui la mange… que c’est bon, nous sommes un tigre devant laquelle la rose est posée, elle n’est qu’une botte de foin, nous sommes la rose… En dépit de l’apparence tangible des choses, elles sont dénuées d’existence ultime. 
L’eau si solide qu’elle peut porter hommes et bêtes sur la glace qu’elle est devenue en hiver, redevient liquide et fluide en été. Eau et glace ne sont pas identiques, mais ne sont pas non plus différentes. Faisons fondre la glace des préjugés pour la transformer en eau vive de la liberté.

Petit précis de méditation.
S’affranchir et gérer les pensées et les émotions perturbatrices

Recours à l’antidote 
1. Le désir est capable d’inspirer notre existence comme de l’empoisonner. A ce type de désir « malveillant », source de malheur, appliquons l’antidote de la liberté intérieure. Calmons nos pensées pour contrer l’aspect d’urgence du désir, imaginons le soulagement de la liberté intérieure pour contrer l’aspect contraignant du désir… examinons l’objet du désir en prenant le temps de considérer les côtés moins attrayants du désir… apprécions la fraîcheur du moment présent. Qu’il est bon de se gratter lorsque ça gratte mais quel bonheur lorsque cela ne gratte plus…
2. La colère s’exprime par une hostilité ouverte lorsque l’ego menacé choisi de contre-attaquer par du ressentiment et de la rancœur lorsqu’il est blessé, méprisé ou ignoré. L’esprit se persuade que la source de son insatisfaction réside à l’extérieur de lui-même. Or, le moindre atome de haine ajouté à ce monde nous le rendra encore plus inhospitalier. En cédant à la haine, nous ne nuisons pas forcément à notre ennemi mais nous nuisons à coup sûr à nous-même. Nous perdons notre 
paix intérieure. Imaginons un monde où toute la haine, l’avidité, l’arrogance, l’avarice seraient remplacés par l’amour altruiste, le contentement, la générosité…

Se dissocier de l’émotion qui nous afflige
La part d’esprit qui est consciente de la colère est simplement consciente, elle n’est pas en colère. La pleine conscience n’est donc pas affectée par l’émotion qu’elle observe. Comprendre cela nous permet de prendre de la distance, de réaliser que cette émotion n’a aucune substance et qu’il suffit de lui laisser l’espace suffisant pour qu’elle se dissolve par elle-même. Surtout, évitons deux extrêmes très préjudiciables : réprimer une émotion qui restera tapie dans l’ombre comme une bombe à retardement ou la laisser exploser au détriment de notre propre paix intérieure. Méditons en nous détournant de l’objet de notre colère comme si l’on regardait un feu que l’on cesse d’alimenter avec du bois. Toute émotion aussi intense soit-elle s’épuise si on cesse de l’alimenter. La colère n’est rien de plus qu’une pensée et ne mérite pas que nous la laissions se transformer en feu de forêt.

Petit précis de méditation.
Démasquer l’imposture de l’ego

D’instinct nous imaginons qu’au fond de nous, siège une entité durable qui confère une réalité solide à notre personne. Ce processus nous assimile à une entité imaginaire exacerbée de l’importance de soi que nous tentons par tous les moyens de protéger et de renforcer et dont la confiance en soi ne repose que sur des attributs précaires comme le pouvoir, le succès, la beauté, le brio intellectuel et l’opinion d’autrui… tout ce qui constitue l’image. La vraie confiance en soi s’accompagne d’une invulnérabilité face aux jugements et une acceptation intérieure des circonstances quelles qu’elles soient, d’une ouverture à tout ce qui se présente.

Méditons sur ce moi ? Lorsque le moi cesse d’être considéré comme le centre du monde, on se sent naturellement concerné par les autres. Où se trouve ce moi ? Il n’est pas mon corps (je suis triste), ni ma conscience (on m’a marché sur le pied), il est un nom qui nous sert à être différencié des autres comme l’est un fleuve, le Gange ou le Nil, dans lequel il n’existe pas une entité qui serait le cœur ou l’essence du fleuve. L’ego se nourrit de la rumination du passé et de l’anticipation de l’avenir, mais ne peut survivre dans la simplicité du moment présent. Abandonner cette fixation sur l’ego et ne plus s’identifier à lui permet de gagner sa liberté intérieure.

Appréhender la nature fondamentale de l’esprit

La méditation nous montre que nous pouvons demeurer quelques moments dans l’expérience de la conscience pure. 
Méditons : une pensée surgit, et quelques instants après, elle s’efface pour être remplacée par une autre… où est-elle partie ? On ne saurait le dire. Demeurons quelques instants dans cet « introuvé » pour percevoir une conscience pure et lumineuse. Avec de la pratique, nous déformerons de moins en moins la réalité et les mécanismes même de la souffrance finiront par disparaître.

Dédier les fruits de nos efforts

A la fin d’une séance de méditation, il est important de jeter un pont entre notre pratique et la vie quotidienne de manière à nourrir notre transformation intérieure. 
Il est important de consacrer au moins dix minutes par jour à la méditation. De préférence, le matin, pour que la méditation donne un tout autre parfum à notre journée.

 

Khechari mudra ( posture de la langue). Pratiques avancées.

jp —

Namaste!
 

" Quand la langue est repliée et,dans la cavité buccale, pointée vers le crâne en direction de la luette,  les yeux fixés sur l'espace  entre les sourcils , ceci  est connu comme khechari mudra ".


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Je vous propose aujourd'hui un papier très dense  sur une pratique discrète, voire secrète, du yoga Tantrique.

La langue étant considérée comme l'extrémité supérieure ( la 'tête') d'Ananta, le geste qui consiste à pointer la langue vers l'arrière du palais, en haut, stimule la montée de Kundalini dans Sushumna, tout en occultant l'ouverture de Talu Chakra, économisant ainsi la combustion d'Amrita, nectar de Vie.



Que signifie khechari mudra ?

Khechari vient de la racine khé sanskrite , " l'éther " ou " espace " et charya ,  " mouvement" :  la langue se déplace dans l'espace creux à l'intérieur de la cavité du pharynx , et  l'esprit reste dans un état d'immobilité complète,  la paix intérieure .

Khechari mudra est également associée à Amrita , le nectar de  vie  qui est sécrétée par le bindu , un point sur la fontanelle postérieure , et qui est consommé par  vishudha (chakra de la gorge)  . En mudra khechari , votre vie s'allonge en mêm temps que la langue, symbole du serpent Ananta qui se réveille et se redresse.

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Technique:

1- Détendez-vous après un prânâyâma ou une asana;


2 - Asseyez-vous dans une pose méditative ;

3 - Détendez votre corps , fermez les yeux , les diriger vers le milieu des sourcils . Laissez votre bouche légèrement ouverte et soulevez votre langue en arrière vers le palais dur et puis à la zone vide du pharynx, très lentement. Là,  rester aussi longtemps que vous le pouvez sans gêne ;

4 - Respirez lentement par le nez , en Samavritti ( 6/6/6/6) .


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Intérêt de cette technique.

 

Bien que nous parlions d'un voyage de quelques centimètres, kechari n'est pas une petite affaire.
Pas tant physiquement, bien que ce soit un défi sur le plan physique, mais plutôt pour la psyché et les émotions.

Kechari est un grand pas à franchir. Il va au coeur de notre identité spirituelle. Sommes-nous prêts à fermer un interrupteur neurologique qui nous transportera à un niveau plus élevé d'existence?

Ce n'est pas que nous soyons changés instantanément et pour toujours. Le jour qui suit notre entrée en kechari pour la première fois nous sommes toujours la même personne. Il est même possible que nous arrêtions de faire kechari si nous l'avons pratiqué prématurément. Il n'y a pas de mal à ça.

Kechari nécessite un temps d'habituation, comme toutes les pratiques avancées que nous faisons. Il faut de la détermination pour dépasser les débuts maladroits dans kechari.

Nous ne sommes pas instantanément une autre personne dès l'instant où nous commençons kechari. C'est seulement avec le temps, avec une pratique quotidienne que nous serons transformés, et ce sera une transformation substantielle.

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La décision de faire kechari c'est reconnaître que le système nerveux est prêt pour le niveau suivant. Le système nerveux nous dit quand il est prêt. Nous sommes devenus kechari avant même que nous n'y entrions.

N'en est il pas ainsi de toutes les pratiques de yoga avancées que nous abordons?

Nous nous sentons prêts. Nous commençons la pratique. Si nous sommes en accord avec notre système nerveux, nous poursuivrons la pratique. Si c'est prématuré, alors ce sera difficile et nous devrons revenir en arrière. C'est très bien ainsi. C'est de cette façon là que nous nous testons pour trouver les ouvertures qui nous permettent d'avancer en yoga.

Kechari est comme ça aussi. Sauf qu'avec kechari nous en faisons un peu plus pour nous y plonger, et l'expérience est plutôt spectaculaire, donc il faut une forte motivation pour le faire, une forte bhakti.
 

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Kechari signifie "voler à travers l'espace intérieur".
 

Ca a l'air à la fois poétique et spectaculaire. Et pourtant, kechari est bien plus que ça. C'est bien plus personnel que ça.

La pratique régulière de kechari nous emmène dans une relation amoureuse permanente des polarités en nous. Les effets de kechari dépassent de loin ceux des relations sexuelles tantriques telles qu'elles sont discutées dans les leçons de tantra.

La connexion que nous faisons avec le haut de la sushumna, ida et pingala dans kechari est extatique et fait monter la conductivité extatique dans le système nerveux davantage que n'importe quelle autre pratique. Chacune des autres pratiques de yoga avancées devient alors de plus en plus efficace pour faire la même chose, élever la conductivité extatique. 

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Plus nous y passons de temps, plus nous expérimentons de félicité. Kechari est le compagnon parfait de sambhavi
( drishti du point intersourcillier) .
Les deux pratiques sont complémentaires. Ensemble, sambhavi et kechari tirent l'extase divine vers le haut, nous remplissant de lumière divine.

Les yogis et les yoginis avancés utilisent kechari de façon continuelle pendant toutes leurs pratiques assises, et souvent pendant la journée lorsqu'ils n'ont pas besoin de parler.

En d'autres termes, kechari est la demeure du yogi et de la yogini avancés. Nous ne savons même pas qu'ils sont en kechari. Seul le rayonnement subtil de lumière divine les trahit. Intérieurement ils jouent en permanence cette romance d'amour divin.


JP
06 74 00 92 97

 

Dhanurasana: l'arc, la flèche, la cible...

jp —

Namaste!

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Le yoga propose plusieurs postures rappelant un arc ou un archer.

Il faut comprendre dans cette symbolique que le yogi cherche à atteindre une cible qui, à l'instar de l'archerie spirituelle d'extrême Orient, peut tout à la fois être externe et interne.

Au Japon, l'héritage de Dhanurasana est sans conteste le Kyudo, le tir à l'arc sacré.

Dans la tradition Hindouiste issue du Tantrisme, nombreux sont les archers spirituels, le plus célèbre étant probablement Rama.


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Avertissement: Dhanurasana assouplit la colonne vertébrale, ouvre la gorge et le coeur, étire genoux et cuisses, mais ne devrait pas être prise par les personnes souffrant de lombalgie, du sacrum ou de toute forme de lordoses.

Avant de prendre Dhanurasana, posture progressive et exigeante, il est bon de procéder à quelques étirements des jambes.
En partant du 'Quatre pattes', allonger alternativement une jambe, puis l'autre, le pied tendu par le talon puis par la pointe des orteils.

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Quelques tractions des bras en arrière comme dans Yoga Mudra de Salabhasana permettent aussi d'échauffer les dorsaux.

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Il faut alors choisir dans quel Centre nous allons placer souffles et concentration:

Avec les yeux ouverts, regard convergeant vers le plafond, saisir à plat ventre un pied, puis l'autre, et s'arquer en montant sur une inspir.
Là, tenir à plein sur un temps bref (4 secondes) et souffler en descendant, complètement centré dans le Chakra Vishuddha (la gorge).

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Avec de l'entraînement, il sera possible de rester en arc bandé plus longtemps, sur plusieurs souffles.

D'autre part, on tendra de plus en plus à reculer les pieds pour inciter les cuisses à se soulever, jusqu'à ne plus reposer que sur le bassin, comme montré sur la vidéo ( en Anglais) ci-dessous.







Comme tout art martial, l'archerie requiert une haute concentration, et on ne peut atteindre le Centre de la cible que si l'on possède soi-même un Centre, débarassé de toute empreinte karmique.

Tirer un flèche devient alors un travail de purification du mental et du corps, comme l'enseigne la légende d'Arjuna.



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La leçon de tir à l’arc

Dronacharya est Maître d’arme, il marche avec son fils Archetama dans l’école. Le père s’adresse à son fils :
« Pourquoi tes yeux sont si colorés par la compétition, mon fils ?
- Je suis ton fils, mais tu aimes Arjun plus que moi. Pourquoi ne serais-je pas compétitif ?
- Tu as voulu être mon élève, mais Dieu t’a fait mon fils. En tant que Maître d’arme, je vous ai tous fait mes élèves. Tu es ici dans une école, pas dans une maison. Dans notre maison, tu as les plus grands des droits mais à l’école, le plus talentueux des élèves a un droit.
- Sans un test, comment peux-tu décider que Arjun est le meilleur ?
- D’accord, je proposerai un test pour te satisfaire. »

 

Quelques temps plus tard, Dronacharya a réuni ses élèves, les princes de différents royaumes de l’Inde. Drona s’adresse à eux :
« Princes, voyez, il y a un faux oiseau dans l’arbre au loin. C’est votre cible. Vous devez placer la flèche exactement dans l’œil. Êtes-vous prêt ? « 
Tout le monde acquiesce.
Les sages de la stature de Drona sont concis et très peu expansifs, la séance est prête à débuter.

Drona appel un élève, Yudhisthira.
- Oui Gurudev
- Vise

Le jeune homme, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- (L’élève répond) Le ciel, la terre, l’arbre
- Non

Il appel un autre élève : Duruydan.
- Ji Gurudev
- Il y a un oiseau dans l’arbre.
- Ji Gurudev
- Visez
- Oui, Monsieur

Le jeune homme, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- Un oiseau caché par les feuilles
- OK
- Dois-je tirer ?
- Non.

Il appel un autre élève : Archetama (son fils)
- Ji Gurudev
- Visez
- Oui, Monsieur

Le jeune homme, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- Tes pieds, les arbres, et l’oiseau dans les feuilles
- OK, retourne à ta place.

Il appel un autre élève : Arjun que l’on connaît dans les mondes des Cieux comme le disciple parfait.
- Ji Gurudev
- Visez
- Oui, Monsieur

Le prince, se met en position, place sa flèche, tend la corde.
- Que vois-tu ?
- Je ne peux voir que la tête de l’oiseau

Le Maître d’arme échange un regard avec son fils.
- Et maintenant ?
- Je ne peux voir que son œil.
- Bien, mon fils. »

Le Maître d’arme enseigne ensuite à tous ses élèves.
« Un archer ne devrait voir que sa cible, le Centre de sa cible. »

Le fils du Maître d’arme, vient à lui et s’incline à ses pieds :
« Je te demande pardon, Maître. »
Le Père le relève :

- Tu es la lumière de ma vie, fils. Mais ce n’est pas bon d’être jaloux. La jalousie neutralise les bons points d’une personne. Toi, mon fils, tu es mon héritier, mais mon meilleur élève est sans aucun doute Arjun. »



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