Posture pour la gorge et la thyroïde: vers Halasana.
Namaste!

En poursuivant l'exploration de Vishuddha, naturellement on s'oriente vers des postures de plus en plus fermées, invitant à des respirations moins amples, approchant l'apnée et débloquant les souffles intérieurs.
Halasana et ses variantes font partie des asanas majeures pour développer ces kevalis.
Commencer par prendre quelques demi-chandelles, en laissant agir la pesanteur, pour que les 4 vayus inférieures viennent s'accumuler dans la gorge:
Pieds joints au-dessus la tête, fixer un drishti sur les orteils immobiles:
Puis progressivement descendre les jambes derrière la tête.
Au départ, s'appuyer prudemment plantes à un mur peut permettre de jauger sa souplesse, sans empêcher la gorge de se fermer en Jalandhara bandha.
Néanmoins, si vous le pouvez, laissez descendre les pieds jusqu'au sol derrière vous, verrouillant ainsi complètement la posture.
Un coussin peut s'avérer utile

puis progressivement, aller jusqu'à poser les doigts de pieds en appui:

Saisissant alors vos gros orteils, réalisez le mudrâ qui permet d'atteindre le symétrique de la pince assise.
Là, observez les souffles: d'abord instables et chargés d'émotions, ils se pacifient peu à peu.
C'est le moment idéal pour suspendre la respiration, invitant le souffle intérieur à se manifester, l'énergie à se développer.
Visualiser alors le vide qui s'installe dans Visuddha, espace de l'éther. Placer le bijâ [Hâm].
Dans les pratiques avancées, la variante des 'genoux aux oreilles' permet d'occulter tout son extérieur pour se concentrer uniquement sur l'ambiance intérieure, Nada.
Là, dans la non-respiration, quand jaillit le souffle qui nous relie à Svâra, on peut espérer entendre la vibration originelle de Vishuddha.

Je vous souhaite de belles pratiques dans le monde du silence et de la non-pensée.
jp


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