Conte Népalais pour enfants.
Dans la vaste montagne
Solitude est compagne
De dangers, de terreurs
Et démons destructeurs.
Pour les Sherpas, le yéti
Symbolisait l’ennemi
Celui qui vole
Et même immole,
Celui qui tue
Les enfants nus.
Les yétis, ces criminels,
Terrorisaient, c’est bien cruel,
Tout un village de Sherpas,
Qui malgré ses coutelas,
N’osait sortir la nuit
De peur d’être détruit.
Il fallait réagir.
Tous décidèrent un jour
De se réunir
Et de trouver secours.
« Attaquons-les
Décimons-les
Combattons
Nous vaincrons »,
Clamèrent les jeunes cœurs.
Mais les autres eurent peur :
« Changeons plutôt de village
Car il ne serait pas sage
De combattre à notre âge
Ces monstres pleins de rage. »
Un vieil homme prit la parole
Exorciseur était son rôle :
« J’ai longuement observé les yétis
Durant nombre d’après-midis.
J’ai remarqué
Qu’à imiter
Des hommes les actions
Ces monstres ont la prétention.
Il me semble,
L’assemblée en jugera,
Que l’exemple
Simulé d’un grand combat
Entre les hommes, provoquera
Chez les monstres un grand émoi.
Il se pourrait qu’ils s’entretuent
Avec nos propres coutelas
Si avant ils avaient bu
De l’alcool qu’on leur laissât. »
Le plan fut approuvé
A l’unanimité.
Les plus braves Sherpas
Se rassemblèrent à la rivière.
Ils avaient avec eux
Des couteaux, des épieux,
Des jarres de vin.
Dans le lointain
Les yétis attirés par le bruit
Les observant, se tinrent tapis.
Ils virent les hommes qui simulaient
De boire avidement
Et même ils se battaient
Avec les couteaux violemment.
Bientôt les hommes abandonnent
Leurs épieux, leurs couteaux, leur bonbonnes
Et se cachent au champ de tournesol.
Les yétis accourent à la rivière
S’entonnent les récipients d’alcool
S’emparent des armes guerrières
Et en quelques instants la rivière
Devient rouge couleur sang.
« Les yétis sont morts maintenant
Retournons tous vers nos champs »,
Fredonnent les Sherpas contents.
« Puisse celui qui écoute ce conte recevoir une guirlande d’or. Celui qui le raconte, une couronne de fleurs. »
« Puisse ce conte retourner au paradis et en revenir quand il sera temps de le raconter à nouveau. »












