Chakra du coeur, s'ouvrir avec Matsyâsana.
Namaste!
Le chakra du coeur, Anahata, constitue le deuxième des trois Granthis (noeuds) du corps énergétique.
(Voir mon article sur les granthis).
Chez tout le monde, les contenus y sont si pesants et intriqués, que l'énergie s'y retrouve comme capturée dans un écheveau qu'il est bien difficile de démêler.
De plus, inféodé au vâyu de Prâna au va-et-vient permanent de la respiration pneumatique, Anahata est en perpétuelle mutation, dans une instabilité qui ne trouve de repos ni dans l'inspiration, ni dans l'expiration.
C'est pourquoi,pour alléger l'espace du coeur et y mettre une ouverture suffisante, il faut tout à la fois ralentir-voire suspendre-le rythme respiratoire, et pratiquer des postures qui amènent à l'expansion de la zone thoracique.
Certaines de ces postures ne sont pas conseillées aux débutants car elles exigent une grande souplesse et une compréhension avancée de soi-même ( Ustrassana, supta Vajrasana...).
Néanmoins, d'autres sont plus aisée et déjà très efficientes.
C'est le cas de la 'posture du poisson', Matsyâsana, que nous pratiquons actuellement, dans sa version basique.
Matsâsana se prend allongé sur le dos, avec les mains sous les fessiers de préférence.
La position de la tête est importante car c'est elle qui va donner amplitude à l'ouverture du sternum.
L'on peut donc appuyer sur le sol soit l'occiput, soit la fontanelle.
Dans ce deuxième cas, les coudes aidant, les épaules peuvent se décoller comme les ailes de HamSa, le cygne symbolique du souffle.
Il faudra veiller à garder les yeux ouverts en un Drishti qui porte le regard le plus en arrière possible, amenant clarté et lucidité.
Enfin, les pieds sont placés talons au sol, proches l'un de l'autre, mais on peut poi
nter les orteils notamment sur les maintiens à poumons pleins, de façon à étirer au maximum les nadis qui naissent à l'extrémité des doigts de pieds.
Quand la posture est stabilisée et maintenue sans tension, on va alterner un kapalabhati très léger et subtil ( voir article kapalabhati), avec un bhastrikra où l'on sentira le travail en même temps fin et puissant de l'abdomen, comme l'action d'un soufflet de forgeron.
A la fin du kapalabhati, inspirer et maintenir d'abord à plein, puis souffler et maintenir à vide (bhâya Kumbhâka) pour arrêter un instant le processus de la respiration pneumatique.
Immanquablement, une grande paix s'installera, ainsi que la sensation délicieuse d'une ouverture dans l'adhara dorsal d'Anahata ( 10è vertèbre dorsale, soit la 3è thoracique, zone du pneumogastrique vagal).
Après avoir pratiqué au minimum 5 alternances, et encore mieux 7, reposer à plat-dos et observer les yeux fermés le jeu extrêmement subtil des kevalis ( suspensions spontanées du souffle) sans intervenir.
Un exercice qui vous apportera un bien-être et un épanouissement incommensurables!
jp










