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Yoga La Saulce Alpes du sud

Yoga La Saulce Alpes du sud

École de yoga Nâtha agréée FFEY. Bols chantants. Méditation. Tantra. Partenariat Népal Contact: jean-pierre.niaulon@wanadoo.fr

Om [AuM]. Le son des origines.

jp —

  Namasté!

mandala-om-yoga.jpg

Je vous propose aujourd'hui une immersion.

Revenir à Om est comme revenir à la source des Dieux.
Son au-delà du son, Nada de l'Univers, Om n'est pas simplement un mantra.
Il est le bija des bija, celui qui, à l'instar du vide qui contient toutes les Tattvas, contient tous les autres bijas.
Ainsi Om est à la fois l'ensemble des germes sonores et le terreau qui peut les faire émerger.

Lorsque l'on chante, psalmodie récite ou intériorise Om, on ensemence le jardin de Dieu.


D'un point de vue graphique, Om est un cryptogramme quadripartite.

Observons sa structure dans le cadre ci-dessous:

1 Représente les triptyques de l'Humanité:
* les 3 koshas
* le passé, le présent, l'avenir
* les 3 granthis
* les 3 principaux nadis, etc...

2 Représente le point de concentration unique sur la conscience universelle (Bindhu);
3 Représente le voile de l’ignorance (Maya); 
4 Représente la vibration du son qui fera dissoudre ce voile pour permettre d’accéder à la conscience universelle .

Lorsque l’on chante le son AUM, il importe de se concentrer sur la vibration de ses trois composantes à l’intérieur de soi, plutôt que sur le volume ou la tonalité du son produit à l’extérieur. Le A résonnera habituellement dans le ventre, le U, dans la poitrine, et le M (avec les lèvres closes), dans le crâne.
On retrouve-là le positionnement des 3 granthis (noeuds énergétqiues) fondamentaux.


OM-article_Pierre.JPG



"OM" est au delà du son audible. "La syllabe germe" surmontée d'un point et d'un croissant est sonore, par-delà la syllabe est l'absolu silencieux. "Celui qui peut entendre le son qui ne sonne pas est délivré du doute" nous dit la Dhyana Bindu Upanishad. C’est pourquoi OM est décliné dans la pratique en trois sons audibles A,U et M. correspondant aux trois niveaux du mental;

A le conscient, U le subconscient et M l’inconscient. Un quatrième état (Turya) le transcendantal est symbolisé par ce "Om" imprononçable et inaudible qui contient tout et qui est au delà des trois autres, selon la Mandukya Upanishad.

"A" symbolise aussi l’état de veille (Jagrat). Ce qui est manifesté sous toutes ses formes y compris les plus subtiles (Energie, flux de conscience, espaces des koshas,...). "A" est aussi un son créateur qui matérialise le "Sans Forme" en formes perceptibles à travers les sens. Son d’expansion par excellence, le Big Bang n’était probablement qu’un "A" immense générant cet univers en perpétuelle évolution qui n’en fini plus de s’étendre et de se complexifier. "A" est le son de la connaissance et de la perception de l’existant manifesté. Il concerne tout, le microcosme et le macrocosme.

Il faut noter que phonétiquement le passage de "A" à "U" passe par "O" le son de la globalité. "O" est le contenant de tout ce qui est. En résumé il y a expansion de conscience avec "A" et prise en considération du "Tout", de la globalité avec "AU".


Yoga-Kid-Girl-Meditation-Om.jpg


"U" se prononce entre "O" et "OU" . Il symbolise l’état de rêve (Svapna). Si "A" concerne essentiellement l’extérieur, "U" est plus un ressenti intérieur. Il concerne le pratiquant lui même. Il superpose l’image vibratoire de l’être que nous sommes sur celle de la Conscience Universelle."U" harmonise l’un avec l’autre. Celui qui chante AUM avec ferveur comprend rapidement qu’il n’est pas fondamentalement différent de tout ce qui l’entoure. La nature essentielle de l’homme est profondément la même que celle de tous les êtres de l’univers. Il est lui, il est l’autre, il est toutes choses. En cela AUM est universel. Expérimenter OM est d'ailleurs le seul moyen de le comprendre.
"U" est le son le plus grave qu’on puisse émettre. Proche des infrasons c’est celui que l’on perçoit encore au seuil du silence. Avant de quitter le manteau de surface pour découvrir ce que nous sommes en réalité; silence indicible, intérieur et mystérieux. "U" unifie les centres d’énergies internes du corps et conduit à l’unité.



images

Le troisième son est "M". Dans la pratique vocale du Mantra la bouche dessine d’abord un cercle puis un point. Les lèvres s’ouvrent sur le "A", puis se rapprochent sur le "U" et se ferment sur le "M". La resonance de "M". dans la tête, favorise la perception subtile du son "I" . Il s’agit là, de goûter le son du mantra, d'en prendre conscience. Le pratiquant découvre le "I" subtile qui s'élève au delà du "M". AUM prend alors toute sa puissance. Au delà de la vibration coronale, le souffle résiduel du son porte à la Conscience le substrat vibratoire du Mantra comme une fleur qui s’ouvre au soleil, libérant son parfum. AUM laisse advenir OM, l’Anusvara, le point au dessus du croissant, le son au delà de l’audible.

"la réalité est un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part" disait Giordano Bruno. "Concentrez vous sur OM, dans le coeur comme si c’était la flamme d’une bougie de la taille du pouce". Dyana Bindu Upanishad

Différentes techniques permettre de se fondre dans Om.
La plus commune est de chanter le bija en se concentrant dans la base sur le son [A], dans le coeur sur le son [U] et dans le front sur le son [M]


L'on peut également le psalmodier pour chaque Chakra, au moins trois fois dans chaque roue, en visualisant par exemple la couleur généralement associée à chaque lotus.

Bienvenue dans la 4ème dimension!

JP
06 74 00 92 97

 

 

Iyengar, l'envol du Maître.

jp —
Iyengar, l'envol du Maître.

Iyengar, connu pour son enseignement du yoga, est une célébrité planétaire. Il s'est éteint le 20 août dernier.

En 2011, lors d'une visite en Chine, B.K.S. Iyengar eut la surprise de se découvrir une foule d'adeptes dans ce pays où il se rendait pour la première fois. L'un d'eux lui confia qu'"[il] pratiquait depuis des années, mais [qu'il] avait l'impression de ne plus progresser". La réponse du maître yogi résumait parfaitement sa conviction que l'art de rapprocher le corps et l'esprit était un effort perpétuel. "Je pratique le yoga depuis soixante-seize ans, avait-il dit, et j'apprends toujours."

Après avoir consacré sa vie au yoga, Bellur Krishnamachar Sundararaja Iyengar, décédé le 20 août 2014 à l'âge de 95 ans, laissera le souvenir d'un maître exemplaire. Partageant absolument toutes ses connaissances avec ses disciples sans garder aucun secret, il ne demandait que trois choses : l'assiduité dans la pratique, la discipline et la rigueur. Ainsi, n'importe qui peut atteindre la réalisation du soi, écrit-il dans son célèbre ouvrage Light on Life (La Voie de la paix intérieure : voyage vers la plénitude et la lumière, InterEditions, 2007). Car c'est bien là le but ultime du yoga.

 

Iyengar, l'envol du Maître.

A 14 ans, il s'initie au yoga
 
Issu de parents modestes, Iyengar naît en 1918 dans le village de Bellur, près de Kolar, dans l'Etat du Karnataka [dans le sud du pays]. La famille part ensuite s'installer à Bangalore, mais le père, professeur d'école, meurt quelques années plus tard alors qu'Iyengar n'a que 9 ans. Enfant chétif, orphelin de père, le jeune garçon ne brille pas non plus à l'école. Ce n'est qu'à l'âge de 14 ans, lors d'un séjour dans l'ashram [ermitage] de son beau-frère T. Krishnamacharya, à Mysore, qu'il commence son initiation au yoga.

Etudiant en sanskrit, Krishnamacharya a appris le yoga auprès d'un maître dans l'Himalaya tibétain et ouvert une école à Mysore sous la protection du maharaja local. Il demande au jeune Iyengar de venir veiller sur sa sœur lorsqu'il est en voyage. Plusieurs décennies plus tard, Iyengar confiera lors d'un entretien avec CNN-NBC, en 2010, que son beau-frère et maître ne l'a accepté que parce que son élève le plus prometteur avait quitté l'ashram. Il suscitait toutefois la "peur" chez le jeune garçon, qu'il menaçait parfois d'affamer. Orphelin de père, Iyengar était traité comme un moins que rien, explique-t-il. Mais "j'allais jusqu'au bout de mes limites dans ma pratique afin d'accomplir mon devoir envers mon maître et gardien et de répondre à ses exigences", écrit-il dans La Voie de la paix intérieure.
 

Iyengar, l'envol du Maître.

Après avoir passé quatre ans dans l'ashram de Mysore, Iyengar est envoyé à Pune [près de Bombay] pour enseigner le yoga. Dans son livre, il se souvient qu'il n'avait rien – ni famille ni communauté pour l'aider dans une ville inconnue, aucune connaissance de la langue locale, aucune garantie de trouver des étudiants –, rien d'autre que sa connaissance des asanas [les positions du yoga]. A l'époque, Iyengar était même ignorant de la philosophie du yoga, de ses textes anciens et de l'un de ses aspects les plus fondamentaux : les techniques de respiration, ou pranayama. C'est au cours des années suivantes, et par lui-même, qu'il découvrit tout cela. "Mon corps est devenu mon premier outil pour découvrir ce qu'était le yoga. C'est là qu'a commencé ce lent processus de perfectionnement que je poursuis encore aujourd'hui. Au fil du temps, le yoga m'a énormément apporté au plan physique, écrit-il, mais j'ai vu qu'il pouvait avoir autant de bienfaits pour mon esprit et pour mon cœur."

Ambassadeur du "soft power" indien

Réputé pour sa discipline stricte mais bienveillante, Iyengar développa une méthode peut-être influencée par son expérience personnelle avec un maître qui ne répondait pas à ses questions, ne le guidait pas petit à petit et "demandait seulement à ses élèves de faire une posture, en leur laissant le soin de trouver comment la réaliser". Blessé à la colonne vertébrale après un accident de scooter, il commença à utiliser des accessoires dans sa pratique du yoga. L'utilisation de cordes, de blocs et de bancs permit alors de faciliter bon nombre de postures.

Iyengar partageait tout ce qu'il savait et formait un nombre croissant de disciples à enseigner leur pratique. C'est peut-être cette générosité qui attira un flot continu de pratiquants vers son institut de Pune [le Ramamani Iyengar Memorial Yoga Institute (Rimyi)], baptisé du nom de sa femme Ramamani, décédée en 1973 (et où les cours ne coûtent que 1 100 roupies, environ 14 euros, à l'année).

Iyengar, l'envol du Maître.

Ses élèves se dispersèrent et fondèrent des écoles partout dans le monde, créant ainsi une marque mondiale – l'école de yoga Iyengar – sans la moindre campagne publicitaire ou de marketing. Le maître ne céda pas non plus à la tentation de proposer des versions modernes, comme le "power yoga" ou le "flow yoga", dont les objectifs sont plus physiques que spirituels. Le “Dictionnaire Oxford” [référence pour la langue anglaise] atteste de son influence en consacrant une entrée à son yoga : "Iyengar : nom, type de hatha-yoga mettant l'accent sur le bon alignement du corps et utilisant des cordes, des blocs de bois et autres accessoires pour réaliser les postures.”

Invité vedette d'un sommet de yoga organisé à Guangzhou, en Chine, Iyengar se rendit pour la première fois dans ce pays en 2011, et il n'imaginait pas y trouver près de 30 000 adeptes. Il ne savait pas non plus que tous ses livres, traduits, étaient largement diffusés et qu'il existait même un timbre Iyengar. Stupéfait par l'enthousiasme des Chinois, il confia au journal The Hindu : "Je ne serais pas surpris que la Chine dépasse un jour l'Inde dans le yoga." La Chine est sa plus récente conquête à l'étranger. Les fins analystes stratégiques de la communauté indienne pourraient bien saluer son travail comme étant celui d'un des premiers et des meilleurs ambassadeurs du "soft power" indien. En effet, dans les premières années de la guerre froide et plusieurs décennies avant que le Pr Joseph Nye, de l'université Harvard, n'invente la formule, le yoga d'Iyengar était bien plus connu dans le bloc soviétique que les films de Bollywood.
 

Iyengar, l'envol du Maître.

Un yogi ne meurt pas avant sa mort

Sur les photos d'archives, on le voit se livrer à des démonstrations de yoga ou enseigner à d'immenses classes dans des capitales occidentales, arborant toujours un simple slip et ses longues boucles déjà emblématiques. Introduit aux Etats-Unis par le violoniste Yehudi Menuhin, Iyengar comptait déjà de nombreux disciples parmi les vedettes des années 1950. L'anecdote la plus célèbre reste toutefois celle de sa rencontre avec Yehudi Menuhin lors d'une tournée du violoniste en Inde en 1951. Celui-ci pratiquait déjà le yoga, mais c'est à l'issue de cette rencontre qu'il fut convaincu d'avoir trouvé le maître qu'il cherchait et devint le disciple d'Iyengar. Par la suite, Menuhin déclarera que Iyengar avait été son "meilleur professeur de violon", car il l'avait aidé à comprendre les "mécanismes" en action lorsqu'il jouait, ce qui lui avait permis d'éliminer toute sensation de douleur.
 
Iyengar estimait que l'âge ne devait pas empêcher la pratique du yoga et continua à faire ses exercices d'asanas et de pranayamas presque jusqu'à la fin de sa vie. Dans son livre, le maître écrit que la mort est inévitable, mais qu'il n'y pense pas. "La naissance et la mort se situent au-delà de la volonté humaine. Elles ne sont pas de mon domaine. La complexité de la vie de l'esprit prend fin avec la mort, et avec elle toutes les joies et les peines. Lorsque vous êtes déjà affranchi de cette complexité, la mort est douce et naturelle." Un véritable yogi ne meurt pas avant sa mort, soutenait Iyengar. Sa vie en est la preuve.

Iyengar, l'envol du Maître.

Humour Zen.

jp —

Namaste!

Un peu de légèreté aujourd'hui avec un court métrage amusant, sur la difficulté de lâcher-prise.
De quoi rassurer celles et ceux qui ont du mal parfois à s'évader en fermant simplement les yeux ! ;)

...cependant observez en fin de film les effets destructeurs de la colère!